Jésus et Marie

Jésus et Marie (Issa et Myriam)

Le coran est en quelque sorte un évangile apocryphe, l’évangile des nazaréens et des arabes,  dont le message messianique est : « Soyez de la religion d’Abraham, soyez de ceux que le dieu unique omnipotent couvre de sa miséricorde et non de ceux qui recouvrent (les koufars) la révélation de Moïse et des prophètes et la mission de Jésus, le messie, qui vous a donné la terre entière en héritage et veut y établir son royaume grâce à vous ! » Ce message fut par la suite adapté par les successeurs du prophète.

Le nom Jésus vient de l’hébreu yeshoua‘ signifiant « il sauve » or le nommer ainsi serait reconnaître qu’il est dieu car seul dieu sauve. David Belhassen explique que dans le coran il est nommé ‘issa comme s’il s’était agi de Esaü, le frère de Jacob selon la Bible. La Rome chrétienne était symbolisée chez les rabbins par la couleur pourpre de leurs trophées et étendards, et Esaü, l’ancêtre éponyme du royaume d’Edom (roux en hébreu), voisin du royaume de Judée, était lui-même roux, alors Jésus fut affublé par les rabbins du surnom de « Esaü », le « rouquin » en quelque sorte. L’auteur du coran, ayant sans doute entendu ce nom de la bouche de celui chez qui il étudiait (oralement) le Pentateuque, l’a compris comme son nom et l’a transcrit (ou fait transcrire) tel quel dans le Coran. Le renommer ainsi, en quelque sorte le collabo, puisqu’il était virulent contre les pharisiens qu’il traitait de sépulcres blanchis et plutôt silencieux contre l’occupant romain (« mon royaume n’est pas de ce monde, rendez à César … ») cela indique clairement dans une phase de la création ou de la révision du texte un inspirateur juif rabbinique. (voir notre page  Omar et le rabbin Kaab entrent à Jérusalem)

La naissance de Jésus est rapportée en 19 :17-34  « Nous lui envoyâmes notre esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait. Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du tout miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m’approche point]. Il dit : « Je suis en fait un messager de ton seigneur pour te faire don d’un fils pur ». Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et je ne suis pas prostituée? ([1]) ». Il dit : « Ainsi sera-t-il! Cela m’est facile, a dit ton seigneur! Et nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de notre part. C’est une affaire déjà décidée ». Elle devient donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis les douleurs de l’enfantement l’amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi! Que je fusse morte avant cet instant! Et que je fusse totalement oubliée! « . Alors, il [jésus] l’appela d’au-dessous d’elle, [lui disant : ] « Ne t’afflige pas, ton seigneur a placé à tes pieds une source. »

Ainsi le texte justifie la virginité de Marie [2] : Jésus, la source jaillissante, est un rappel de deux sources bibliques, celle qui, au désert, fut révélée à la 1ère Marie, la sœur de Moïse, et qui a abreuvé le peuple élu pendant la traversée du désert et celle qu’Hagar a trouvé pour abreuver Ismaël. Ismaël, Moïse, Jésus, c’est la série qui se conclue avec Mohamed.

Et la sourate continue : «  Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres ([3]). Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse! Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis [lui : ] « Assurément, j’ai voué un jeûne au tout miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain ». Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse! Soeur de Haroun, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée ». Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau? ([4])  » Mais [le bébé] dit : « Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le livre et m’a désigné prophète. Où que je sois, Il m’a rendu béni; et il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la zakat (l’aumône) ; et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant ». Tel est Issa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent ».

Et nous avons envoyé après eux (les prophètes) Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et nous lui avons donné l’Évangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. (5 : 46)

Puis, dans le coran, il n’est plus question de Marie après la naissance de Jésus.

Comme le coran reprend ces quelques éléments de la vie de Marie et de Jésus pour Myriam et Issa, la confusion est entretenue sur l’identité de Marie et Jésus avec Myriam et Issa. Mais dans le coran le message d’Issa est complètement caché, et le message transmis par Mohamed dans le coran (dans le coran non abrogé, celui de Médine) : la soumission et le jihad (combat sur les sentiers d’Allah), contredit en tous points le message de Jésus tel qu’on le lit dans les évangiles : en tant que fils de dieu racheter les péchés du monde et prêcher l’amour du prochain, même des ennemis.

De plus, contrairement à ce que dit le coran, il n’y a pas un évangile, mais 4, et ils n’ont pas été écrits par dieu et donnés à Jésus mais écrits par des hommes après la mort de Jésus.

A plusieurs reprises le coran confond la vierge Marie et Myriam : il la qualifie de fille d’Imran et sœur d’Aaron et de Moïse (19:28; 66:12; 3:30-31), alors qu’il y a 1 500 ans entre la Vierge Marie et l’époque d’Aaron. Les noms de leurs enfants respectifs, Jésus et Josué, s’écrivent et se prononcent indistinctement, ce qui entretient la confusion.Dans la tradition chrétienne, les parents de Marie sont Joachim et Anne. Enfin, le coran affirme faussement (5 :116) que Jésus demande de vénérer Marie comme dieu.

De même qu’Issa n’est pas Jésus (« Yahwé sauve »), Myriam n’est pas Marie.

voir aussi : versets abrogeants et abrogés

Suite : Mohamed et le saint esprit

[1] Les juifs disaient que Jésus était le fils d’un soldat romain du nom de Pantera.

[2] Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté! nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l’univers. (21 : 91)

[3] L’épisode du palmier qui se penche vient de l’évangile apocryphe du pseudo Mathieu 20,1.

[4] Jésus parle au berceau, montrant bien qu’il est le verbe de dieu. Mais le coran ne respecte pas du tout les paroles de l’évangile arabe de l’enfance (1 :1) c’est une fausse citation : « Jésus parla, étant au berceau, et dit à sa mère : Je suis Jésus, le Fils de Dieu, le Verbe, que vous avez enfanté, comme vous l’avait annoncé l’ange Gabriel, et mon Père m’a envoyé pour sauver le monde ». L’épisode (3 :49 5 :111) où Jésus donne la vie à des oiseaux d’argile se trouve dans l’évangile arabe de l’enfance (26 :2)..

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