Commerce en Syrie

Situation de la Mecque
L’air de la Mecque est pestilentiel, surtout en été (Tabari t2 ch XLV p238). Il y a entre la Mecque et Taïf trois journées de marche […] Il n’y a à la Mecque ni vigne, ni arbre, ni fruits. Tous les fruits que l’on a à la Mecque viennent de Tâïf. (Tabari t1 ch LXXIV p430). Les Qoraïschites se trouvaient, à la Mecque, dans la situation de ne pouvoir vivre sans le commerce; car, comme ils ne semaient pas la terre, ni ne récoltaient; lorsqu’une année ils cessaient de faire du commerce, ils étaient dans la détresse. Cette situation est encore la même aujourd’hui. Les habitants de la Mecque vivent du commerce avec la Syrie, les côtes et d’autres contrées. (tabari t3 ch VI p12)Commerce des qoréschites en Syrie et en Palestine
Les qoréchites de la tribu de Mohamed faisaient régulièrement du commerce en Syrie. Une caravane en hiver et une en été (tabari t2 ch LXVI p372).Tabari raconte plusieurs voyage commerciaux du grand père de Mohamed, Abdoul Mottalib,, puis du père du prophète, A Médine était la tombe du père du prophète, `Abdallah fils d’Abdoul-Mottalib. qui. au retour d’un voyage de commerce en Syrie, était tombé malade à Médine et y était mort; il a été enterré au cimetière de Médine (tabari t2 ch XLV p243) de même Mohamed enfant est venu à Médine pendant un an avec sa mère voir ses oncles. (tabari t2 ch XLV p244)

La caravane de Syrie
Une certaine année, du temps de Hàschim, une famine étant survenue à la Mecque, Hàschim partit pour la Palestine et en rapporta des vivres, qu’il avait achetés de ses propres ressources, et il les distribua aux habitants de la Mecque. (…)
Haschim faisait deux fois le voyage de Syrie, pour aller chercher de la farine, une fois en hiver et une fois en été, comme il est dit dans le Coran : …. leurs caravanes qu’ils envoient en hiver et en été. (106:2) (tabari t2 ch LXVI p372-374).

Le père et la mère de Mohamed enterrés à Médine
La mère du prophète avait à Médine des oncles et des tantes des Beni-Naddjèr. A Médine était également la tombe du père du prophète, `Abdallah, fils d »Abdou’l-Mottalib. qui. au retour d’un voyage de commerce en Syrie, était tombé malade à Médine et y était mort; il avait été enterré au cimetière de Médine, qu’on appelle Dàr-al-Nàbigha, et qui se trouve à droite de la route, quand on vient du Khoràsàn : c’était au cinquième mois de la grossesse d’Amina. Mohammed était resté trois ans parmi les Beni-Sa`d [chez une nourice]. et fut ensuite rendu à sa mère, qui le garda jusqu’à l’âge de cinq ans. Alors elle demanda à `Abdoul Mottalib la permission de se rendre à Médine pour voir ses oncles, leur présenter son fils, et pour visiter la tombe de son père `Abdallah, elle se rendit avec son fils à Médine. C’était là le premier voyage du prophète, qui resta à Médine avec sa mère pendant un an, jusqu’à sa sixième année. Ensuite elle le ramena. Il y a, entre la Mecque et Médine, une station appelée Al-Abwà, où Amina tomba malade et mourut. (tabari t2 ch XLV p243)

Omar en Syrie et Palestine

« al-Zubayr Ibn Bakkâr a raconté dans (son livre) al-Muwaf¬faqiyyât, d’après al-Madâ’inî le tenant de Hishâm Ibn al-Kalbî, qui le tenait de son père, (ce qui suit) :
Au temps de la Jâhiliyya, ‘Omar se mit en route avec un groupe de la tribu de Quraysh pour faire du commerce. Lorsqu’ils arrivèrent en Palestine, on leur dit : Zinbâc Ibn Rawh Ibn Salâma le Judhâmî perçoit la dîme sur ceux qui passent, pour le compte d’al-Hârith Ibn Abî-Shamir. ‘Omar raconte : « Nous allâmes aussitôt chercher l’or que nous avions et nous le fîmes avaler par une de nos chamelles, en nous disant : Ainsi, lorsque nous serons passés, nous l’égorgerons et nous aurons sauvegardé notre or. Lorsque nous passâmes devant Zinbâ`, il dit : Fouillez-les ! On nous fouilla mais on ne trouva sur nous que quelques petites choses. Il dit alors : Présentez-moi leurs chameaux ! Cette chamelle passa donc devant lui. Il dit : Égorgez-la ! Je lui dis : Pourquoi donc ? – Pour voir s’il y a de l’or dans son ventre, dit-il. S’il n’y en a pas, tu auras une autre chamelle à la place, et celle-ci, tu la mangeras. Alors, poursuivait `Omar, on ouvrit le ventre de la chamelle, et l’or coula. Aussi Zinbâc nous imposa-t-il des droits très lourds. » Zinbâc avait insulté ‘Omar. Ce fut à ce propos que `Omar déclama (le distique suivant) : Lorsque, dans une localité, je rencontrerai Zinbâc Ibn Rawh j’en tirerai justice, et, de regret, il en claquera des dents ; Il saura que mon clan est le clan du Fils de Ghâlib, gens qui savent frapper du sabre dans la mêlée, et parcourir les déserts brûlés. » (Ibn Hajar – Isaba II p470)

« Je me dirigeai vers le Shâm [ Palestine et Syrie] pour commercer. J’étais dans un groupe de Quraysh parmi lesquels se trouvait Abû-Sufyân fils de Harb. Notre destination était Gaza. Lorsque nous y arrivâmes, nous constatâmes que (l’activité) des marchés en était interrompue et que nos marchandises nous restaient. On nous dit : « Si vous alliez à Damas, vous y réaliseriez vos affaires. » Nous y allâmes. Nous commerçâmes, vendant et achetant selon les besoins de notre pays. Puis nous prîmes le chemin du retour vers celui-ci. » (Ibn Asâkir – Târikh Dimashq p291)

« Lorsqu’une église avait besoin de réparations, dit-on, il était de la pratique des Byzantins de réquisitionner les étrangers qu’ils trouvaient dans leurs villes. Anciennement, avant l’islam, les Quraysh voyageaient en Syrie-Palestine (al-Shâm) pour commercer. Une fois, ‘Omar entra précisément au moment où l’on avait besoin d’imposer la corvée aux étrangers, et il dut se soumettre à la corvée dans l’église durant plusieurs jours. » (Muhallabî – Masâlik p 65

Terres à Gaza

Tamîm Ibn Aws et Nu’aym Ibn Aws font partie des Banû-l-Dâr. Ils vinrent trouver le prophète dans une délégation, et il leur donna la concession de deux terres (qati atayn) dans le Shâm : Hébron et Bayt `Aynûn. Le prophète n’avait dans le Shâm pas d’autre terrain (qatî’a) que ces deux-là. (Ibn Durayd, Ishtiqâq, p. 377, trad. A.-L. de Prémare; parallèles : Ibn Sa`d, Tahaqât, VII, 408 ; Balâdhurî, Futûh, p. 176.)

«Au nom d’Allâh le Rahman miséricordieux. Voici ce qu’a donné Muhammad l’envoyé de Dieu à Tamîm al-Dûrî et à ses compagnons : Moi je vous ai donné la Source d’Hébron ainsi qu’al-Rutûm, et le sanctuaire d’Abraham et leurs alentours et tout ce qui s’y trouve, en don irrévocable et exécutoire. J’ai décidé et je leur ai accordé cela ainsi qu’à leurs descendants après eux à perpétuité. Celui qui les lésera à ce sujet, Dieu le leur revaudra. Ont été témoins : Abû-Bakr Ibn Abî Quhâfa, ‘Omar Ibn al-Khattâb, `Othman Ibn `Affan, `Alî Ibn Abî-Tâlib et Murâwiya Ibn Abî Sufyân. » Et cela fut mis par écrit. (Ibn `Asâkir, TD, XI, 66; trad. A.-L. de Prémare. – Parallèles et variantes : Ibn ‘Asâkir, TD, XI, 64-69; Qalqashandî, Subh, XIII, 127; Yâqût, Buldân, II, 212b-213a, etc.)

Lorsqu’il (Muhammad) eut atteint l’âge et la taille de jeune homme, il se mit, à partir de Yathrib sa ville, à aller et venir vers la Palestine pour le commerce, pour acheter et vendre. S’étant habitué à la région, il fut attiré par la religion de l’unique Dieu et il revint chez les gens de sa tribu. Il leur proposa cette croyance. Il en persuada un petit nombre qui adhérèrent à lui. De plus, il leur vantait l’excellence de la terre de Palestine, leur disant :–« C’est à cause de la croyance à l’unique Dieu que leur a été donnée cette terre si bonne et si fertile. » Et il ajoutait : « Si vous m’écoutez, Dieu vous donnera à vous aussi une bonne terre où coulent le lait et le miel. » Comme il voulait renforcer sa parole, il dirigea une troupe de ceux qui avaient adhéré à lui, et il commença à monter vers la terre de Palestine, attaquant, ravageant et pillant. Ils revinrent chargés (de butin) sans avoir subi de dommages, et ils ne furent pas frustrés de ce qu’il leur avait promis.-Dès lors, mus par l’ardeur à posséder, ils s’en firent une habitude. Ils se mirent à monter de nouveau pour piller, et à revenir. Ceux qui n’avaient pas encore adhéré à lui virent que ceux qui s’étaient soumis à lui jouissaient d’abondantes richesses, et ils furent entraînés à se soumettre à lui sans résistance. Ensuite, et comme les hommes qui le suivaient étaient devenus une troupe très nombreuse, il ne les conduisit plus (lui-même) pour piller et il resta à Yathrib, sa ville, dans les honneurs. (Théophile d’Édesse, dans Chronicon… 1234, texte p. 227-228 ; trad. A.-L. de Prémare (et également Michel le syrien, Chronique, texte p. 405-406)

Suite ; Les nazaréens

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