conquête de la Palestine

Conquête de la Palestine et de Jérusalem

Thomas·le Presbyte (Chronica minora)

Bataille de Dathin, près de Gaza à l’été 634
En l’année 945, indiction VII [634] le vendredi 4 shebat, à 9 heures, eut lieu le combat des romains et des tayayé de Mohamed en Palestine, à 12 milles à l’est de Gaza. Les romains s’enfuirent, abandonnant le patrice Bar Yardan que les tayayé tuèrent. Furent tués là environ 4000 paysans pauvres de Palestine, chrétiens, juifs et samaritains. Et les tayayé dévastèrent toute la région. (chronica minora 2-III – cité par A.L. de Prémare dans les fondations de l’islam)

Sophronios, patriarche de Jérusalem, lettre synodale d’élection en 634
Que dieu accorde à nos empereurs des sceptres robustes et puissants afin qu’ils brisent l’orgueil de tous les barbares, et  surtout des saracènes qui, à cause de nos péchés, se sont dressés soudainement contre nous et se livrent à un pillage total avec cruauté et sauvagerie.
Sophronios – sermon sur le saint baptême 635 – Goitein El V 3232a – cité par A.-L. de Prémare dans les fondations de l’islam
« D’où vient que les incursions barbares se multiplient et que les phalanges saracènes se sont levées contre nous ? Pourquoi tant de destructions et de pillages? D’où vient que l’effusion de sang est devenue continuelle et que les cadavres sont la proie des oiseaux du ciel? Pourquoi les églises détruites et la croix outragée?… Abomination de la désolation à nous prédite par le prophète. les Saracènes parcourent des contrées qui leur sont interdites, saccagent les villes, dévastent les champs, livrent les villages aux flammes, renversent les saints monastères, tiennent tête aux armées romaines, remportent des trophées à la guerre, ajoutent victoire sur victoire, s’alignent en masse contre nous… et se vantent de dominer le monde entier en imitant leur chef continûment et sans retenue… »

La chronique de Sébéos (660)

ils (les juifs rabbanites émigré depuis Edesse en 625) partirent dans le désert et vinrent en Arabie chez les enfants d’Ismaël. Ils les appelèrent à leur secours et leur firent savoir qu’ils étaient parents, d’après la Bible. Bien que les ismaélites fussent prêts à accepter cette proximité de parenté, les juifs ne purent néanmoins convaincre la masse des gens parce que leurs cultes étaient différents.

En ce temps-là, il y avait un ismaélite appelé Mahmet, un négociant. Il se présenta lui-même à eux comme sur ordre de Dieu, comme un prédicateur, comme le chemin de la vérité, et leur apprit à connaitre le dieu d’Abraham car il était très bien instruit et à l’aise avec l’histoire de Moïse. Comme l’ordre venait d’en-haut, ils s’unirent tous sous l’autorité d’un seul homme, sous une seule loi, et, abandonnant de vains cultes, revinrent au Dieu vivant qui s’était révélé à leur père Abraham. Mahmet leur interdit de manger de la viande d’aucun animal mort, de boire du vin, de mentir ou de forniquer.

Il ajouta : Dans un serment, Dieu a promis ce pays à Abraham et à sa postérité après lui à jamais ; il agissait selon sa promesse quand il aimait Israël. Maintenant vous, vous êtes les fils d’Abraham et Dieu réalise en vous la promesse faite à Abraham et à sa postérité. Aimez seulement le Dieu d’Abraham, allez vous emparer de votre territoire que Dieu a donné à votre père Abraham, et personne ne pourra vous résister dans le combat, car Dieu est avec vous

 

Le temple resta sous l’empire des byzantins pendant environ 500 ans, et les gens d’Israël ne pouvaient entrer à Jérusalem sans risquer la mort. Alors, quand les romains quittèrent, par la grace du dieu d’Israël, et le royaume d’Ismaël fut victorieux. Israël eut le droit d’entrer et d’établir leur résidence dans l’enceinte de la maison de dieu où ils eurent la possibilité de prier pendant un temps.

Balâdhurî, Futûh, p. 188-189.

Après avoir conquis Qinnasrîn et ses alentours en lan 16 [637 après J.-C.], Abû-`Ubayda rejoignit `Amr Ibn al-‘As qui était en train de faire le siège d’Aelia qui est Bayt al-Maqdis. On dit qu’Abû-`Ubayda envoya `Amr Ibn al `As d’Aelia à Antioche, dont les habitants avaient trahi, pour la reconquérir, puis que ‘Amr revint et resta là deux ou trois jours. Puis la population d’Aelia demanda à Abû-Ubayda la sauvegarde et la paix aux mêmes conditions que les habitants des autres villes du Shâm (la Syrie-Palestine) : paiement du tribut de capitation (jizya), de l’impôt foncier (kharâj), et acceptation de ce que les autres (villes du Shâm) avaient accepté, à la condition que ce soit ‘Omar Ibn al-Khattâb lui-même qui vienne conclure l’acte. Abû `Ubayda écrivit donc à `Omar pour lui faire part de cela. ‘Omar arriva et demeura à Jâbiya venant de Damas, puis il alla à Aelia. Il décida de (l’acte de) paix et leur en donna un rescrit. La conquête d’Aelia eut lieu en l’an 17 [638]

Le rabbin Kaab al ahbar

“Ka’b Ibn al-Ahbâr s’est converti sous le Califat de ‘Umar Ibn al-Khattab, et il n’a jamais rencontré le prophète. Il s’appelle en réalité Ka’b Ibn Mâti’.”    (Ibn Taymiyya, la réponse correcte à ceux qui changèrent la religion du Christ, partie 3 )

“Quand Ka’b al-Ahbâr s’est converti à l’époque de ‘Umar, il parlait en présence de ‘Umar Ibn Al-Khattab de choses concernant les sciences des Gens du Livre. ‘Umar l’écoutais par courtoisie, et il était surpris de ses idées parce que plusieurs de celles-ci sont conformes à la vérité de la “charia” purifiée. C’est pour cela que de nombreuses personnes ont accepté beaucoup de choses rapportées par Ka’b Al-Ahbâr.”   (Ibn Kathir, le Commencement et la fin, Partie I, chapitre sur ce qui a été mentionné quant à la la création des cieux et de la terre et ce qui se trouve entre eux)

En fait, les savants ne sont pas sûrs sur le moment de sa conversion. En effet, Ibn Hajar rapporte que les gens ont divergé sur celle ci, mais à quelle époque au juste était-ce ? celle d’‘Umar ou celle d’Abou Bakr ? en plus de divergences quant à sa provenance (le Yémen ou le Châm) ou encore sur l’année de son décès! A ce sujet, certains prétendent, par exemple, qu’il serait mort en l’an 32 de l’Hégire sous le Califat de ‘Uthman à l’âge de 104 ans. Malgré toutes ces divergences, il est certain que leur rencontre [Kaab et le prophète] n’eut jamais lieu pour la simple et bonne raison que sa conversion date d’après la mort de celui-ci sous l’un des Califats.   (Ibn Hajar Al-‘Asqalânî, Tahdhîb At-Tahdhîb, la lettre Kâf, n°795)

“Ka’b Ibn Mâti’, il est appelé “al-Ahbâr”. Al-Hasan m’a dit selon Damr’a selon Ibn ‘Iyâsh que Ka’b est mort durant l’année précédant le Califat de Uthman. Sa Kunya [son surnom] est : Abou Ishâq.” (Al-Bukhârî, la Grande Histoire, biographie de Ka’b Al-Ahbâr, n°962 )

Kaab prophétise la mort d’Omar :

Un jour Kaâb vint rendre visite à Omar pour lui annoncer son entrée en martyre sous trois jours ou sous trois nuits !… Omar très surpris de cette annonce suspecte, demanda alors à Kaâb des détails supplémentaires et Kaâb de lui répondre : « J’ai lu cela dans le texte de la Torah [Pentateuque] ! ». « Ah bon ! Trouvez-vous vraiment le nom de Omar dans la Torah ? » répliqua le calife. « Sûrement pas, mais j’y trouve votre descriptif ! » dit Kaâb. Le lendemain, Kaâb revint annoncer à Omar qu’il ne lui restait plus que deux jours. Et le surlendemain, il revint une nouvelle fois pour lui annoncer l’approche du jour « J » ! Or c’est exactement ce qu’il advint, puisqu’à l’aube de la journée suivante à la mosquée, Omar fut poignardé mortellement six fois par le Persan Abou Lou’alouah et qu’il succomba ainsi de ses blessures !    (d’après Mahmoud Abou Rayyah, Adwa’a Ala As-Sunna Al-Mohammadiah, p.125-128)

Arrivée d’Omar avec le rabbin Kaab à Aelia (Jérusalem)

Theophane – chronographie
« Omar, …entra dans la Ville Sainte et, avec une hypocrisie satanique, chercha le Temple des juifs afin d’en faire un lieu pour ses prières blasphématoires. Quand il l’eut vu, Sophone (le Patriarche) dit : en vérité voici l’abomination de la désolation, qui se tient dans le Saint des Saints. »

Théodore – cité par A.-L. de Prémare dans les fondations de l’islam
«aussitôt, en courant, ils arrivèrent au lieu qu’on appelle Capitole. Ils prirent avec eux des hommes, certains de force, d’autres de leur plein gré, afin de nettoyer ce lieu et d’édifier cette maudite chose, destinée à leur prière, qu’ils appellent une midzgitha (mosquée). Parmi ces hommes se trouvât Jean, archidiacre de Saint-Théodore-le-Martyr, parce qu’il était, de son métier, poseur de marbre. Il se laissa séduire par eux pour un gain malhonnête et il alla de son plein gré travailler là-bas. Il était très habile de ses mains ».

Chronique de Sébéos
Je dirai encore les desseins des Juifs insurgés qui, ayant rencontré un certain temps l’assistance des Hagarènes, conçurent le dessein de réédifier le temple de Salomon; ayant découvert l’endroit qui s’appelle Saint des Saints, ils y construisirent avec les fondations et le bâtiment un lieu de prières pour eux-mêmes. Les Ismaélites, jaloux d’eux, les repoussèrent de cet endroit et appelèrent ce lieu leur [maison] de prières. [Les Juifs] construisirent dans un autre endroit, près du temple, un autre lieu de prières pour eux-mêmes.

Tabari 4 ch 61 p439 – Le bât du chameau de son esclave qui marchait derrière lui était rompu, tandis que celui de son propre chameau était en bon état. Arrivé près de la ville, il apprit que les habitants venaient au-devant de lui. Ne voulant pas être reconnu par eux, il monta sur le chameau de son esclave, donna à celui-ci son propre chameau, et continua ainsi sa route, en devançant ses compagnons, jusqu’à la porte de la ville. La foule, qui se portait à sa rencontre, lui demanda où était le prince des croyants. — Il est devant vous, répondit le calife , se désignant ainsi lui-même; mais ces hommes croyaient qu’il voulait dire qu’il n’était pas loin, et ils passèrent outre. Ce n’est que lorsque les autres musulmans se furent rapprochés, qu’ils apprirent que l’homme qui venait de franchir la porte était Omar.

Tabarî, Târîkh, I, 2408-2409, cité par A.L. de Prémare dans les fondations de l’islam.
De Rajâ’ Ibn Haywa, qui le tenait d’un témoin : Lorsque `Omar arriva de Jâbiya à Aelia et qu’il s’approcha de la porte de l’oratoire (masjid), il dit : « Surveillez-moi Kab. » Lorsque la porte s’ouvrit devant lui, il dit : « Me voici, mon Dieu, me voici, avec ce que tu aimes de mieux ! » Puis il se dirigea vers la salle, le palais de David. C’était la nuit. Il y pria et l’aube ne tarda pas à monter. Il ordonna au muezzin d’annoncer la prière (de l’aube). Il s’avança et dirigea la prière des assistants ; il leur récita la sourate Sâd [Coran 38] et, au cours de cette récitation, il se prosterna. Puis il se releva et, en second lieu, leur récita le début de la sourate Les Fils d’Israël [Coran 17, sans l’ajout du premier verset concernant l’ascension de Mohamed, puisque la sourate s’appelle encore « les fils d’Israël » ]. Puis il fit linclination et s’en alla. Puis il dit : « Amenez-moi Kab (al-Ahbâr). » On le lui amena. Il lui dit : « A ton avis, où ferons-nous le lieu de prière ? » Il répondit : « En direction du Rocher. » `Omar lui dit : « Par Dieu, Ka’b, tu te conformes au judaïsme, car je t’ai vu enlever tes sandales. » Ka`b lui dit : « Je voulais le fouler de mes pieds nus. » `Omar lui dit : «Je t’ai bien vu. Mais non ! nous ferons le lieu de prière à la partie antérieure du Rocher, de la même façon que l’envoyé de Dieu a fait lorientation de la prière (qibla) de ses mosquées dans leur partie antérieure. Va donc ! Ce n’est pas vers le Rocher que nous avons reçu l’ordre (de nous orienter) mais vers la Ka’ba. » II établit donc l’orientation de la prière en avant du Rocher. Puis il se releva de son lieu de prière et alla vers une décharge publique sous laquelle les Byzantins avaient enseveli le Temple (Bayt al-Maqdis) du temps des Fils d’Israël. Lorsquil y alla, on lui en dégagea une partie, laissant la plus grande partie ensevelie. Il dit : « O hommes, faites comme je fais. » II se mit en position assise (les mains sur les genoux) devant ses fondations,  et il fit de même devant une des ouvertures de ses cavités. Il entendit derrière lui le cri : «Allâh est très grand! (Allâh akbar). » Or il n’aimait pas les comportements déplacés en quoi que ce fût. Il dit : « Qu’est-ce que cela? » On lui dit « c’est Kacb qui a crié Allâh akbar et les gens ont fait de même. » Il dit : « Amenez-le-moi. » On le lui amena. Ka`b dit : « Commandeur des fidèles, depuis cinq cents ans un prophète avait annoncé ce que tu as fait. – Comment cela? » demanda-t-il. Il dit : «Les Romains ont attaqué les Fils d’Israël et leur ont succédé au pouvoir, et ils ont enseveli le Temple. Puis sont venus leurs successeurs. Ceux-ci n’ont pas tardé à être attaqués par les Perses, lesquels ont opprimé les Fils d’Israël. Puis les Byzantins (Rûm) ont pris leur place jusqu’à ce que tu sois investi du pouvoir. Or Dieu avait envoyé un prophète sur la décharge publique et ce prophète avait dit : « Réjouis-toi, Jérusalem, le Sauveur (al-Farûq) viendra à toi et te nettoiera de tout ce qui te recouvre.«  Et un prophète avait été envoyé à Constantinople. Il se tenait debout sur la colline et avait dit : « O Constantinople, qu’ont         fait les gens de mon temple ! Ils l’ont détruit et t’ont assimilée toi-même à mon Trône ; et ils se sont mis à la première place à mon détriment. J’ai décidé de faire un jour de toi une terre désolée où personne ne se réfugiera, et où l’on ne se mettra plus à l’abri sous le couvert de Qédar, de Saba et» de Wadân, car le soir ne leur surviendra pas qu’il n’en reste rien ». [Zacharie 9, 9 et Isaïe 62, 11 ; Ézéchiel, chap. 26-28, en particulier 27, 12-24]

Bakrî, Mu`jam, II, 827, «Sakhra », raconte la construction de la mosquée sur le mont du Temple – cité par A.L. de Prémare dans les fondations de l’islam.
`Omar dit à Ka`b : « Où penses-tu que l’on pourrait faire la mosquée ? » – ou bien il a dit : « la qibla ? ». – « Derrière le Roche répondit-il ; ainsi tu réuniras (en une seule) les deux qibla, celle de Moïse et celle de Muhammad. – Tu te conformes au judaïsme, Père d’Isaac, lui dit ‘Omar. La meilleure des mosquées, c’est celle qui sera devant le Rocher. » Il la construis, donc devant la mosquée.

Baladhuri  raconte la soumission de Raqqa, en Syrie, en 639-640, cité par A.L. de Prémare dans les fondations de l’islam.
« L’avant-garde de Iyâd parvint à Raqqa. Ils avaient attaqué un campement des environs habité par des Arabes, ainsi qu’une population d’agriculteurs, et ils avaient fait du butin. Ceux de tous ces gens qui en avaient réchappé avaient fui et s’étaient réfugiés dans la ville de Raqqa.
lyâd arriva avec ses troupes, qu’il rangea devant la porte de Ruhâ, l’une des portes de la ville. Durant une heure, les musulmans reçurent des projectiles, et certains furent blessés. Alors il recula de façon à ne pas être atteint par leurs pierres et leurs flèches. A cheval, il tourna autour de la ville et posta des corps de cavalerie devant ses portes. Puis il revint à son camp et lança des incursions. Des villages, on se mit à amener des captifs ainsi que des vivres en abondance, car les champs étaient prêts à être moissonnés. Au bout de cinq ou six jours, le patrice de la ville envoya quelqu’un à `lyâd pour demander la paix (aman). Iyâd consentit à leur accorder la paix et la sauvegarde de la vie des habitants, de leurs femmes et enfants, de leurs biens et de leur ville.
Il leur dit : « La terre est à nous, nous l’avons foulée  et gagnée. »  Et il leur en confirma l’usage moyennant le paiement de l’impôt foncier. Ce que les gens de la dhimma refusèrent de livrer aux musulmans, il leur en imposa la dîme, et établit sur les personnes l’impôt de capitation, chaque homme un dînâr par an ; et il imposa (aussi) les femmes et les enfants. Il leur prescrivit de fournir, en plus du dînâr, des mesures de blé, d’huile, de vinaigre et de miel. Lorsque Muâwiya prendra le gouvernement, il leur fixera cela comme impôt de capitation. Alors ils ouvrirent les portes de la ville, et aménagèrent aux musulmans un marché à la porte de Ruhâ. »

Arculfe, évêque de Gaule en pèlerinage  à Jérusalem  en 670, cité par A.L. de Prémare dans les fondations de l’islam.
« Sur cet emplacement célèbre où se dressait jadis le Temple magnifiquement construit, les Sarrasins (Saracini) fréquentent maintenant une maison de prière quadrangulaire qu’ils ont construite de manière grossière (viii opere) sur des ruines. Elle est faite de planches dressées et de grandes poutres. On dit de cette maison qu’elle peut accueillir 3 000 personnes à la fois. »

Les textes suivant sont extraits du répertoire de textes anciens non musulmans de Robert G. Hoyland  Seing islam as others saw it 

Eliezer ben Qilir, Poème apocalyptique (630)

Le peuple saint aura un court répit, lorsque Assur (les perses) lui permettront de retrouver le saint tombeau, et ils construiront l’autel et offriront le sacrifice. Mais ils n’auront pas le temps de réetablir le sanctuaire. Après six mois, le commandant en chef viendra contre lui (le messie, fils de Joseph) et le tuera dans le petit temple, et son sang coulera sur le rocher. ET le pzays sera en deuil.

Theophanes (d. 818)

Au début de ces événements les juifs mal guidés crurent qu’il était le messie qu’ils attendaient, et plusieurs de leurs chefs se joignirent à lui et acceptèrent sa religion en rejetant celle de Moïse, qui avait vu dieu. Ceux qui firent cela furent au nombre de dix et ils restèrent avec lui jusqu’à son premier sacrifice. Mais lorsqu’ils le virent manger du chameau, ils comprirent qu’il n’était pas celui qu’ils croyaient, et ils furent désorientés, ne sachant que faire. Effrayés d’abjurer sa religion, ces misérables lui enseignèrent des choses illicites contre nous chrétiens et restèrent avec lui.

John bar Penkaye (680),

Lorsqu’ils vinrent, sur le commandement de dieu, et abattirent ces deux royaumes, dieu leur donna la victoire de façon que ce qui était écrit sur eux s’accomplisse : « un homme en chassera mille et deux hommes en chasseront dix mille » (deut 32 :30) Sinon, comment aurait-il été possible que des hommes nus, sans armure ni bouclier, aient pu l’emporter, sans l’aide divine ? Dieu les a appellé du bout de la terre pour détruire un « royaume pêcheur » (amos 9 :8) et pour leur amener le fier esprit des perses.

Apocalypse de rabbi Simon ben Yohai (200)

Dés qu’il [Simon] vit venir le royaume d’Ismaël, il dit : « N’était-ce pas assez ce que le royaume pêcheur d’Edom nous a fait endurer, que nous méritions le royaume d’Ismaël aussi ? Aussitôt Metatron, le premier ange, lui répondit en disant :  « Ne crains pas, fils de l’homme, car le tout puissant n’amène le royaume d’Ismaël que pour te délivrer du méchant [Edom]. Il a levé parmi eux [les Ismaelites] un prophète selon son désir et il conquerra la terre pour eux, et ils vont venir restaurer sa grandeur, et une grande crainte sera entre eux et les enfants d’Esau [les romains]. Rabbi Simon répondit : ‘Comment savons-nous qu’ils sont notre salut ?’ Il répondit : ‘ Le prophète Isaiah [21 :7] n’a-t-il pas dit: « Et il vit une troupe avec des couples de cavaliers , des cavaliers sur des ânes, des cavaliers sur des chameaux, etc. »? Pourquoi a-t-il placé la troupe d’ânes avant la troupe de chameaux, alors qu’il aurait pu dire simplement : « Une troupe de chameaux et une troupe d’ânes »? Le cavalier monté sur un chameau représente les Fils d’Ismaël : ceux-ci sont une libération pour Israël, et ils préparent la venue du cavalier monté sur un âne qui représente le Messie [Zacharie 9:9]..

 

Bar Hebraeus, Chronique syrienne

Heraclius, lorsque les armées arabes prirent le dessus et s’emparèrent de ses terres,  Heraclius rassembla les évêques, les prètres et les satrapes, et il les interrogea à propos de qui ils étaient. Après que chacun eut répondu du mieux que son savoir le permettait, il leur dit : Je vois ce peuple comme la faible lueur de l’aube, losqu’il ne fait plus complètement sombre et pas complètement jour ». Ils lui demandèrent des explications sur cela, et il continuza : « Oui, ils ont en effet laissé l’obscurité derrière euxen ce qu’ils ont rejeté le culte des idoles and révèrent un seul dieu, mzais en même temps ils sont encore dépourvus de la lumière de notre foi chrétienne et de notre confession orthodoxe. »

Conquête de la Perse

Chronique of Khuzistan (660)

Then [entry on the reign of Yazdgird] God raised up against them the sons of Ishmael, [numerous] as the sand on the sea shore, whose leader (mdabbrana) was Muhmmad ( mhmd). Neither walls nor gates, armour or shield, withstood them, and they gained control over the entire land of the Persians. Yazdgird sent against them countless troops, but the Arabs routed them all and even killed Rustam. Yazdgird shut himself up in the walls of Mahoze and finally escaped by flight. He reached the country of the §Huzaye and Mrwnaye, where he ended his life. The Arabs gained control of Mahoze and all the territory. They also came to Byzantine territory, plundering and ravaging the entire region of Syria. Heraclius, the Byzantine king, sent armies against them, but the Arabs killed more than 100,000 of them. When the catholicos Isho’yahb saw that Mahoze had been devastated by the Arabs and that they had carried off its gates to ‘Aqula (Kufa) and that those who remained were wasting away from hunger, he left and took up residence in Beth Garmai, in the town of Karka.

Regarding the dome of Abraham, we have been unable to discover what it is except that, because the blessed Abraham grew rich in property and wanted to get away from the envy of the Canaanites, he chose to live in the distant and spacious parts of the desert. Since he lived in tents, he built that place for the worship of God and for the offering of sacrifices. It took its present name from what it had been, since the memory of the place was preserved with the generations of their race. Indeed, it was no new thing for the Arabs to worship there, but goes back to antiquity, to their early days, in that they show honour to the father of the head of their people.

Hasor, which scripture calls « head of the kingdoms » (Joshua 11 :10), belongs to the Arabs, while Medina is named after Midian, Abraham’s fourth son by Qetura; it is also called Yathrib. And Dumat Jandal [belongs to them], and the territory of the Hagaraye, which is rich in water, palm trees and fortified buildings. The territory of Hatta, situated by the sea in the vicinity of the islands of Qatar, is rich in the same way; it is also thickly vegetated with various kinds of plants. The region of Mazon also resembles it; it too lies by the sea and comprises an area of more than 100 parasangs. So [belongs to them] too the territory of Yamama, in the middle of the desert, and the territory of ‘fawf, and the city of Hira, which was the seat of king Mundar, surnamed the « warrior; » he was sixth in the line of the lshmaelite kings.

Chronique de Zuqnin, 381

In the days of the Arabs tribute became heavy upon them, beyond their capacity. Suddenly bitter evils and exactions kindled upon them so that they fled from the land … and the gate to paganism was opened to them. Gradually all the wanton and weak slid toward the deep pit of perdition and destroyed their souls together with their bodies

Hoyland (1997)

Finally, there is the question of when apostasy first occurred and when it became widespread. We hear of defections to the Arabs already at the time of the conquests, though our sources frequently make no distinction between conversion and collaboration. One Syrian Melkite monk states to his Jewish disputant: « We Christians, though enslaved for many years and worn down by troubles, shall not deny God. And if some Christians have denied Him, they are not as many as [did so among] you in Babylon. » And the Coptic author John of Nikiu laments that « many of the Egyptians … denied the holy orthodox faith and the lifegiving baptism, and embraced the religion of the Muslims. » By the late seventh century apostasy had become an important issue in Christian writings, demanding the attention of church authorities. And in the second half of the eighth century we begin to hear of incidents of large-scale apostasy to Islam. In the days of the patriarch Michael (743-67) « those who denied Christ numbered 24,000. »  A couple of decades later a similar outbreak occurred in Mesopotamia according to the Zuqnin chronicler. « Had those who were performing an action like this been one or a hundred or a thousand, I would have been silent, » he tells us, but depravity on such a scale could not pass unrecorded:  « For without blows or torture they slid down in great eagerness toward denial. Forming groups of twenty, thirty and a hundred men, two and three hundred, without any kind of compulsion to this, they went down to Harran to the governors and became Muslims ( mhaggrin ) …. So acted numerous people from the regions of Edessa, Harran, Tella, Resh’aina, Dara, Nisibis, Shengar and Callinicum, and from these places both error and the devil gained immeasurable strength among them ».

Suite : Conquête de l’Egypte

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