Conversions

Comprendre les conversions à l’islam

Jésus est présenté comme un être passif, faible, il tend la joue pour être battu, il pardonne à ses persécuteurs, il souffre et se sacrifie, alors que Mahomet maitrise son destin plus qu’il ne le subit, il apparait viril, victorieux, c’est un modèle à imiter, il a créé un groupe de dominants, soudés, solidaires et fiers, jamais moqués car sachant imposer le respect aux pleurnicheurs culpabilisés, repentants, doutant de leur bon droit. Or, l’homme est un animal profondément social et politique. La faiblesse et l’inefficacité de son maitre politique le rend malheureux, déboussolé et pessimiste, il préfère s’adapter à la loi du plus fort.

L’idéologie du coran, l’islam, est un projet politique alternatif à ceux de nos gouvernants actuels qui n’assument rien et ne savent pas présenter avec assurance un projet clair à l’ensemble du peuple, du premier au dernier de cordée.

L’islam donne envie et obligation d’agir.

L’islam criminalise l’expression du doute, l’esprit critique et l’innovation.

Son programme est opaque et ambigu (versets contradictoires ou abrogés), mais sa rhétorique basée, comme celle des gauchistes, sur les techniques de takiya, de double langage, de deux poids deux mesures, de provocation, de victimisation, de relativisation, de contextualisation, de comparaison biaisée, de syllogisme trompeur, de citation tronquée lui permet de s’adapter à des situations le mettant en mauvaise posture.

L’islam n’a pas besoin et ne peut pas prouver qu’il est le bien, qu’il est raisonnable et sensé, il a juste à prouver que tout autre mode de pensée ou projet ferait pire que lui et serait un échec ou une tromperie.

L’islam n’a jamais et nulle part su démontrer son efficacité concrètement, alors, au lieu de devoir analyser un bilan passé ou présent calamiteux, il se contente de critiquer et faire des promesses.

Quand des musulmans sont majoritaires en un lieu dans lequel ils sont installés de façon durable, la minorité extrémiste et radicale parmi eux arrive à dominer politiquement la majorité parceque l’islam a prévu de faire passer quiconque s’oppose moralement ou intellectuellement au projet de dieu pour un ennemi de l’intérieur qu’il faut persécuter, criminaliser et combattre.

L’idéologie du coran, l’islam, c’est un projet de contrôle de l’individu par la communauté en étouffant ses velléités de liberté et de réflexion pour le rendre plus docile et obéissant par les moyens suivants :

  • Application mécanique, répétitive et abrutissante de rites dépourvus de sens et même de symbolisme, et mobilisant l’attention de l’esprit sur le néant. Ainsi on est astreint à entrer du pied droit, à faire 3 rakats et pas 4, à se laver 3 fois et pas 4, à adorer la pierre noire, …
  • Obligation de rites collectifs facilitant le contrôle, et la délation, du fidèle par la communauté.
  • Mise en place de police des mœurs, officielle ou non, faisant respecter par la menace, la peur et l’humiliation les règles religieuses dans l’espace public (jeûne, habillement, prière, non mixité, consommation de porc ou d’alcool, …)
  • Diabolisation de toute opposition en réduisant tout non croyant, réputé impur, au mal, et voué à l’enfer.
  • Maintien des fidèles dans l’ignorance des autres réalisations humaines (idéologies, livres, films, …) Le coran étant réputé complet, nul besoin de chercher ailleurs autre chose, qui est forcément impur.

(d’après Majid Oukacha : https://youtu.be/jXQpdJf4vSg)

Fatiha, Shema Israël et Magnificat

Les thèmes et les arguments les plus utilisés pour prouver que l’islam est la vérité et susciter des conversions à l’islam sont, on l’a vu dans ces pages : La prétendue perfection littéraire du coran, les fausses prophéties bibliques annonçant Mohamed, le respect que le coran porte à Jésus et Marie mais l’affirmation de la falsification de l’évangile, et la négation de la crucifixion et de la trinité, c’est-à-dire du message et de la divinité de Jésus, les « miracles scientifiques » du coran, voulant démontrer son écriture divine par la soi-disant pré-connaissance des découvertes ultérieures, faites par les mécréants, la soumission au dieu unique tout puissant et miséricordieux, créateur du ciel et de la terre, annoncée par Mohamed, la distinction fidèle/infidèle, l’auto-proclamation de la supériorité et de l’unité de la communauté musulmane en expansion rapide, le mythe du complot des juifs et des occidentaux, la décadence morale de la civilisation occidentale, manifestée par la gay pride, les programmes de téléréalité, …, ses lois non divines (en particulier le mariage homosexuel, la parité homme femme), la dépravation de ses hommes (« balance ton porc »), la lenteur de sa justice, sa corruption, sa laïcité exacerbée, sa liberté de la presse qui autorise le blasphème, sa vacuité spirituelle croissante liée à sa déchristianisation qu’elle pare des vertus de la laïcité mais qui lui retire la considération que le Coran accorde aux monothéistes du Livre. et, argument massue : si cette société vous rejette, c’est normal, elle est impure. Tout cela entraîne une injonction à suivre scrupuleusement une tradition magnifiée, considérée comme le seul rempart contre cette décadence. Toute critique du système venant de l’extérieur est impossible puisqu’elle vient d’un monde perverti.

Pour que cette conversion soit envisageable, il faudrait revenir au coran des premiers jours, non falsifié par Othman et ses successeurs, retirer toutes les règles juridiques, sources de la charia, toutes les traces de discriminations entre les femmes et les hommes, entre les musulmans et les non musulmans, en particulier les statuts de dhimmis et d’esclaves, toutes les polémiques et malédictions anti judaïques et anti chrétiennes, tous les appels à la haine et au meurtre des apostats, des juifs, des chrétiens et de tous ceux qui ne sont pas musulmans, en particulier toute référence au jihad guerrier. Mais que resterait-il du coran une fois ces quelques 4000 versets supprimés sur 6000? Combien de versets nouveaux et comparables à ceux plagiés de la bible et de l’évangile ? Ce qui resterait ressemblerait beaucoup aux feuillets nazaréens et n’est certes pas sans élévation de l’esprit, c’est ce qui pourrait honorablement former la base d’un islamisme modéré, … mais blasphématoire.

Le coran parle beaucoup des messagers de dieu, qui ont été mal reçus par leur peuple, mais il ne dit pas un mot de leur message, c’est ahurissant. Leurs messages sont « recouverts ». Une seule référence aux commandements de Moïse, et pour cause « tu ne tueras pas » n’est compatible ni avec le jihad, ni avec la charia ([1]). A chaque fois que le coran semble prendre attention à l’autre, il ne s’agit toujours exclusivement que des musulmans, la fréquentation des non musulmans, mécréants, ne peut que pousser au mal. Et que reste-t-il du Jésus de l’évangile dans Issa du coran ? Il n’est pas dieu, n’est pas mort sur la croix, n’est pas ressuscité, n’a pas racheté les péchés. Même son message d’amour et de charité fraternelle aimez-vous les uns les autres est « recouvert »! ([2]) Certes il reste traces de trois de ses paraboles (le semeur (2 :261), le grain de sénevé (29 :60) (31 :16), le figuier (14 :24), les vignerons (18 :32), le trou de l’aiguille (7 :40) mais résumées à l’extrême et sans mention de son nom. Bien sur rien sur la parabole du bon samaritain (celui qui aide un blessé d’une autre religion que la sienne), ni sur celle du fils prodigue (son père lui pardonne), ni sur celle du bon pasteur (encore un pardon), ni l’épisode de la femme adultère (que Jésus sauve de la lapidation) ni la parole « rendez à César ce qui appartient à César, et à dieu ce qui est à dieu », c’est la séparation du religieux et du civil, et c’est incompatible avec l’universalisme du royaume de dieu que les hommes doivent établir en son nom. Privilégiant le pardon, Jésus confirme les 10 commandements et abolit la loi du talion et les prescriptions de la thorah, car inutiles pour aller vers la perfection, enfin dans ses paraboles, il montre le chemin qu’il souhaite que ses créatures choisissent librement, sans soumission. A l’opposé, lorsque certains doivent être repris, le coran leur refuse même toute forme de compassion : ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah (24 :2).

Prier ensemble est impossible car le nôtre père, le je vous salue marie, le gloria sont blasphématoires pour un musulman, et le dernier verset de la fatiha sera également imprononçable par un juif ou un chrétien, lorsqu’on ne lui cachera pas ce que la tradition entend par ceux qui ont encouru la colère de dieu, et ceux qui sont égarés : les juifs et les chrétiens.

Après donc avoir retiré tous les versets haineux, il faudrait encore ajouter une bonne dose d’amour du prochain avec le sermon sur la montagne, les béatitudes et les paraboles. Alors seulement, on pourrait enfin chanter, en bons frères humains les louanges du dieu de la fatiha, du shema Israël et des psaumes, les remerciements du magnificat :

Le seigneur fit pour moi des merveilles
Saint est son nom.
Louanges à l’éternel,
créateur du ciel et de la terre et de toutes choses visibles et invisibles
dieu tout puissant et miséricordieux, maitre du jour de la rétribution
C’est toi seul que nous adorons, notre seul seigneur
et nous t’aimons de tout notre cœur, de toute notre âme,
de toute notre pensée, et de toute notre force
Guide nous dans le droit chemin d’amour, de tolérance et de paix
Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Et donne nous d’aimer tous nos frères humains comme nous t’aimons toi-même.

voir aussi notre page rédemption

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[1] Et [rappelle-toi], lorsque Nous avons pris l’engagement des enfants d’Israël de n’adorer qu’Allah, de faire le bien envers les pères, les mères, les proches parents, les orphelins et les nécessiteux, d’avoir de bonnes paroles avec les gens; d’accomplir régulièrement la Salat et d’acquitter le Zakat! – Mais à l’exception d’un petit nombre de vous, vous manquiez à vos engagements en vous détournant de Nos commandements. Et rappelez-vous, lorsque Nous obtînmes de vous l’engagement de ne pas vous verser le sang, [par le meurtre] de ne pas vous expulser les uns les autres de vos maisons. Puis vous y avez souscrit avec votre propre témoignage. (2 :83). 7 :145 qui raconte l’épisode n’en parle pas ! mais, comme pour les autres prophètes, se concentre sur les résistances à la révélation : il s’agit de prouver que les fils d’Israël sont traitres à leur prophètes, et que l’oumma a vocation à remplacer le peuple élu.

[2] Et je confirme ce qu’il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j’ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Allah donc, et obéissez-moi. Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. (3 :50) Jésus prescrivait l’amour de Dieu et du prochain plutôt que sa crainte (Matthieu 22:37-39). Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux: c’est la Loi et les Prophètes. (Matthieu 7:12 ) Lire encore Matthieu 19:16-21 et le bon Samaritain en Luc 10:25-37.

 

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