le jihad

 

Le djihad

Le djihad est “l’effort dans le sentier d’Allah” (djihad fisabilillah), c’est un acte de piété et un devoir. Ce combat sur le sentier d’Allah est cité 60 fois dans le Coran, et il y est toujours question de luttes, de combats et de tuer, c’est un combat guerrier, jamais un combat spirituel, et c’est un devoir religieux en raison de l’universalisme de la mission musulmane et de l’obligation de convertir le monde à l’islam par la persuasion ou par la force (1).

Dans le Coran, le sentier d’Allah ce n’est jamais de faire le bien, de nourrir ceux qui ont faim, de soigner les malades, etc., c’est seulement de tuer et de piller ceux qui ne sont pas musulmans. Cette définition de ce qui plaît à Allah est répétée 35 fois : 2:190, 195, 218, 244, 262. 3:13,167. 42:74, 75, 76, 84, 94, 95. 5:35,54. 8:47, 72, 74. 9:19, 20, 24, 38, 41, 60, 81, 111. 22:190,195. 22:58. 47:4,38. 49:15. 57:10. 60:1. 61:4,11. 73:20. L’unique raison d’aller en enfer est répétée près de trois cents fois : ne pas croire en Mahomet et au Coran. Il n’est en revanche jamais question d’y être condamné pour avoir volé, trompé, menti, ou exécuté un acte que la morale réprouve. Là encore se retrouve la soumission, fondement de l’Islam : les soumis qui ont tué et se sont fait tuer sur le sentier d’Allah vont au Paradis ; les autres musulmans y vont si Allah le décide. Et tous les non-musulmans, les insoumis, vont en enfer – quels que soient leurs actes. (Jean Jaques Walter – les 2 islams)

Le serment d’allégeance de la «Muslim Student’s Association of America» proclame : “Allah est mon Seigneur. L’islam est ma vie. Le coran est mon guide. La sunna est ma pratique. Le jihad est mon esprit. La justice est mon principe et le paradis mon but. J’ordonne le juste, j’interdis le mal. Je combattrais contre l’oppression et je mourrais pour établir l’islam. »

Nous avons écrit dans le psautier [les psaumes], après le rappel : oui, ils hériteront de la terre, mes serviteurs, gens de bien. (21 :105)  cette affirmation  est lourde de conséquence, elle justifie le jihad pour soumettre la terre, au nom de dieu, et Omar transmet ces mots du prophète : J’ai reçu l’ordre de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils disent : « point de divinité excepté Allah » Celui qui dit : « point de divinité excepté Allah » préserve de mon atteinte ses biens et sa personne. (Muslim – I, 200)

Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’évangile et le Coran (9 :111).

Le Jihad, grand ou interne, représente les luttes, les efforts que doit faire une âme face aux démons, c’est la reprise du thème biblique : la foi sans œuvres est morte (Jacques 2 : 14). Le Jihad, petit ou externe, sont les combats que le croyant doit faire vis-à-vis des mécréants, les koufars. Mais cette distinction  récente n’est basée sur aucun verset du coran, ni aucun hadith, elle relève de la takkia

Des pans entiers du coran sont rédigés pour entrainer les hommes au combat, et tous les moyens sont employés: terreur du jugement dernier et de l’enfer, offre de butin, faveur divine, … « Certes, vous avez eu un bel exemple en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul» (60:4) Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. (9 :29  ) Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. (8 :12  ) ([2]).

Syaikh Zadah, auteur de la « Majma ‘al Anhar fi Charh Multaqal Abhar » écrit : « Le Jihad signifie linguistiquement exercer son plus grand effort en parole et en action dans la Charia ; c’est le combat contre les infidèles, et implique tous les efforts possibles qui sont nécessaires pour démanteler la puissance des ennemis de l’Islam, y compris le combat, le pillage de leurs richesses, la destruction de leurs lieux de culte, et de leurs idoles. Cela signifie que le jihad c’est œuvrer pour assurer la domination de l’Islam par des moyens tels que la lutte contre ceux qui vous combattent et les dhimmis (si ils violent l’un des termes du traité) et les apostats (qui sont les pires des mécréants, car ils ne croient plus après avoir affirmé avoir cru) ».

Lors de la quatrième conférence de l’Académie des recherches islamiques à l’université al Azhar au Caire en 1968, les théologiens musulmans sunnites concluent que : « Le djihad ne terminera jamais, il durera jusqu’au jour de la résurrection, quand ses buts seront atteints, par le rejet de l’agression et la reddition de l’ennemi (…) Le djihad a renforcé la religion et augmenté le nombre de fidèles d’Allah (…) Pour ceux qui sont loin, le jihad est un devoir par procuration. Les différents moyens de soutenir et consolider les combattants du jihad, tels l’apport financier, l’usage de la langue et de  la plume, le recours aux tactiques politiques, font partie du combat. Le djihad a été légiféré pour devenir un moyen de propagation de l’islam. En conséquence, les non-musulmans doivent venir à l’islam soit de leur plein gré, soit par la force. La guerre est à la base des relations entre les musulmans et leurs adversaires, à moins qu’il y ait une raison valable pour faire la paix, par exemple l’adoption de l’islam par l’adversaire ou un traité de paix mutuel. Mais les musulmans sont libres de rompre leur pacte avec leurs ennemis s’ils suspectent ceux-ci de vouloir les trahir ».

Djihad défensif  et djihad offensif

            Le djihad défensif est celui qui doit être mené pour défendre les pays musulmans attaqués par les mécréants, et le djihad offensif est celui que le califat doit mener contre les états mécréants pour y porter la parole d’Allah. Yussef Al-Qaradawi en 1990 dans ses « Priorités du Mouvement islamique dans la phase à venir » explique :

« [Dans le djihad défensif] Il s’agit de porter secours aux pays musulmans qui sont attaqués par les mécréants.

Nous, musulmans, nous ne nous sommes pas acquitté du devoir du jihad qui est obligatoire pour chacun d’entre nous dans de nombreux pays islamiques pour libérer la terre musulmane d’usurpateurs et les agresseurs en Palestine, en Erythrée, aux Philippines, en Afghanistan, à Tachkent, Boukhara, Samarkand, en Ouzbékistan, Azerbaïdjan et d’autres républiques musulmanes (et villes) de l’Union soviétique, et d’autres lieux similaires en Chine, en Ethiopie et en Thaïlande, etc.

Aucun musulman ne peut argumenter contre la nécessité de les sauver des mains des forces anti islamiques, et le jugement d’Allah dans le Coran inclus dans le verset suivant s’applique à eux : « Et pourquoi ne vous battez pas pour la cause d’Allah et pour ceux qui, étant faibles, sont maltraités [et des opprimés] ? Hommes, femmes et enfants qui disent : « Notre Seigneur ! Sauve-nous de cette cité dont les gens sont injustes, et fais apparaître chez nous un allié qui nous protègera » [Sourate A1Nisa : 75].

La nation musulmane n’a même pas effectué cette tâche défensive obligatoire, alors comment peut-elle parler maintenant du jihad offensif ?

Le jihad offensif, pour ceux qui le défendent, est de déblayer les forces qui bloquent le chemin des serviteurs d’Allah et qui empêchent les musulmans de transmettre la Parole de Dieu aux gens.

Mais aucune force ne peut se dresser sur notre chemin si nous agissons aujourd’hui pour de bon et consacrons nos efforts pour transmettre notre Appel au monde entier. La parole, écrite et télévisée peut se propager partout dans le monde dans toutes les langues par la radio, la télévision, les livres, des messageries, la presse et les communautés musulmanes dans tous les pays du monde. […]

Nous dépendons des autres pour la puissance militaire. Ceux contre qui nous voulons lancer notre jihad offensif sont les mêmes personnes qui produisent toutes sortes d’armes et nous les vendent. Mais pour eux, nous serions désarmés, sans défense et incapable de faire quoi que ce soit !

Cela étant, comment pouvons-nous parler de lancer des offensives et de soumettre le monde entier à notre Message, quand les seules armes que nous pouvons rassembler sont celles qui nous sont données par eux, quand les seules armes que nous pouvons transporter sont celles qu’ils acceptent de nous vendre ? » (Cité par Joachim Véliocas dans « les frères musulmans dans le texte »)

La Palestine

Dans le coran il est écrit qu’Allah aime les Juifs « plus que tous les peuples de la terre » (Coran 2 :47,122 ; 7 :140) et il confirme que la terre d’Israël appartient aux juifs, qu’il leur donne l’ordre de s’y installer, ce qui fait que d’autres n’ont aucun droit de la revendiquer. En effet Moïse a dit : « Oh mon peuple, entre dans la terre sainte qu’Allah a décrété pour toi, et ne te rebelle pas, à moins de devenir un perdant ». (5 :21)  « Et après lui (pharaon), Nous dîmes aux Enfants d’Israël : « Habitez la terre », puis, lorsque viendra la promesse de la vie dernière, Nous vous ferons venir en foule. » (17 :104)

Et pourtant le nouveau président iranien, Hassan Rohani, un « modéré » succédant à Mahmoud Ahmadinejab, qui voulait rayer Israël de la carte, déclare : «Dans notre région, une blessure a été créée depuis des années dans le corps du monde islamique sous l’ombre de l’occupation de la terre sacrée de Palestine et de notre cher Qods (Jérusalem) par Israël ». Problème, il n’y a pas de lettre P en arabe ! C’est Hérodote, au Vème siècle av. JC, qui inventa le néologisme basé sur le mot philistin (les envahisseurs crétois de la bande cotière) puis en 135, en signe de répression, l’empereur Hadrien renomma la Judée, pays d’Israël en Palestine et Jérusalem en Aelia. Il faudra donc trouver un autre nom pour la Palestine arabe éternelle lorsque Jérusalem sera judenfrei et siège du califat restauré ([3]).


Quand a été fondé l’état de Palestine, par qui ?
Quels en ont été les personnages les plus connus ?
Quelle en était la monnaie ?
Quelles était la langue et la religion des habitants ?

Pourquoi Jérusalem et la Palestine ne sont jamais cités dans le coran ?
Puisque cet état n’existe plus, qu’est ce qui a causé son déclin et sa fin ?

Pour clouer le bec aux racistes de tous poils il faudrait que les musulmans aient libre accès à l’esplanade du temple de Salomon et de la mosquée el aqsa pour la prière du vendredi, les juifs pour le shabat du samedi, et tous ensemble le dimanche puisque on nous affirme que c’est le même dieu. Ainsi ce serait une solution équilibrée et de bon sens et il serait clair pour tous que la présence de qui que ce soit n’a jamais souillé quelque lieu que ce soit.

Evolution de la novlangue à propos du jihad :
Encyclopédie Larousse en 10 volumes de 1961, volume 4 page 152. « Guerre sainte que tous les musulmans doivent faire sans cesse contre les infidèles »
le Robert de 1991 page 310 : guerre sainte menée pour propager ou pour défendre l’islam.
Dictionnaire Hachette encyclopédique de 2000 page 566 : mot arabe désignant une démarche individuelle de recherche de la perfection ou une démarche collective pour étendre l’islam par la force (sens proche de guerre sainte).
le Larousse 2017 : Effort sur soi-même que tout musulman doit accomplir contre ses passions. (Il est considéré par le prophète Muhammad comme le « djihad majeur »)
Combat pour défendre le domaine de l’islam. (Il est qualifié de « djihad mineur »)
Nathan 5ème 2018 : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre contre l’occupant. »

Suite : Modérés et djihadistes
Précédent : versets abrogés et abrogeants

[1] http://www.asraralislam.ch/Les%20secrets%20de%20l’islam/ils_sont_des_leurs.html

[2] Ce n’est pas très clair, mais la Sirah d’ibn icha éclaire la chose : « M’entendez vous oh gens de Qoreich, par celui qui tiens mon âme en sa main, je suis venu avec l’égorgement ». Et cette histoire absurde de doigts est surement aussi une mauvaise traduction, s’agit-il de couper les mains ou de supplicier les prisonniers ?

[3] Pour l’origine du mot Palestine et sa récupération récente par le monde arabe voir http://davidbelhassen.blogspot.fr/2015/10/pour-en-finir-avec-lusage-du-terme.html Et pour suivre l’histoire de la présence millénaire des juifs au pays d’Israel, la Judée (la « Palestine »)
https://leblogdeshebreux.blogspot.fr/2017/12/jerusalem-premier-volet-nombril-de-dieu.html
https://davidbelhassen.blogspot.fr/2017/12/jerusalem-second-volet-memoire-et-trou.html
https://davidbelhassen.blogspot.fr/2016/12/comment-sest-forme-le-peuple-disrael.html
http://www.dreuz.info/2013/09/israel-hier-aujourdhui-demain
http://www.dreuz.info/2017/07/05/quand-mediapart-reconnaissait-que-la-cause-palestinienne-est-une-invention-historique/
https://www.dreuz.info/2018/03/13/pourquoi-macron-a-besoin-dun-cours-de-soutien-en-histoire-sur-jerusalem/
http://www.europe-israel.org/2013/08/le-jour-ou-les-arabes-sont-devenus-palestiniens/

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